Être bénévole

Le bénévolat d’accompagnement est un geste de gratuité : témoignage d’une société qui s’intéresse aux siens, traversant l’épreuve de la maladie, de la vieillesse et de la mort, sans existence d’un revenu, d’un lien, amical ou familial, ni d’une action « de soin ».

Être bénévole, c’est :

  • Simplement reconnaître, respecter l’autre, où il est, comme il est, en étant présent, à l’écoute et en reconnaissant son inaltérable dignité, à toute étape de sa vie.
  • Être disponible, partager un espace neutre où le malade et/ou ses proches peuvent s’exprimer librement, sur tous les sujets en toute confidentialité, en l’absence de tout jugement.
  • Être centré sur le présent de chaque rencontre sans aucun projet pour la personne rencontrée, sans projeter sur elle l’image idéalisée telle une « belle » mort, sereine et réconciliée.
  • Prendre en compte les besoins spirituels dans le respect le plus absolu des choix philosophiques et religieus de chacun.
  • Respecter l’impératif du travail en équipe, même au domicile.

Le bénévole n’est pas là pour pratiquer des soins mais pour prendre soin tout en conservant sa spécificité en préservant l’espace de liberté d’expression des personnes.

Être bénévole, ce n’est pas :

  • Être porteur de projet pour l’autre.
  • Être ou se sentir le suppléant de professionnels, même si ces derniers semblent débordés.
  • Devenir un ami supplémentaire.
  • Être un « visiteur » ou un animateur pour distraire les personnes rencontrées, même s’il est normal de répondre à une demande en ce sens.
  • Être porteur de messages, en particulier religieux ce qui n’empêche pas d’être à l’écoute des questionnements. Les représentants des cultes concernés seront informés de toute demande en ce sens.

Enfin, les accompagnants bénévoles respectent la confidentialité et le secret médical pour tout ce qu’ils peuvent être amenés à entendre.

En pratique

Le bénévole est sélectionné après :

  • des entretiens individuels : avec deux bénévoles responsables de la sélection puis avec un psychologue,
  • un séminaire de formation initiale de deux jours,
  • un parrainage de deux mois, sur le terrain, avec des bénévoles expérimentés,
  • un dernier séminaire de formation pratique de deux jours à l’issue duquel le bénévole confirme son contrat d’engagement moral.
  • Le bénévole passe environ 3 ou 4 heures consécutives par semaine auprès des malades et éventuellement de leurs proches.
  • Il est en relation avec les personnels soignants en Soins Palliatifs de l’établissement ou du réseau dont fait partie son équipe.
  • Il est tenu de suivre une formation continue annuelle tout au long de son bénévolat (par exemple, à l’écoute, au deuil, aux besoins spirituels, à la communication non verbale…),
  • Il participe, avec son équipe, à un groupe de parole mensuel animé par un psychologue.

« Un bénévole d’accompagnement n’est pas un psychologue amateur. Il n’est pas non plus un ami du malade et encore moins un membre de son premier cercle. S’il a été bien sélectionné, correctement formé et suffisamment encadré dans sa pratique, il doit occuper juste son espace, sans déborder. Lui c’est lui, moi c’est moi ! »
Intervention d’Elizabeth Turquais au congrès SFAP 2002.

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